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Giverny là où Monet apprend à voir

À l’occasion du centenaire de la disparition de Claude Monet, une exposition met en lumière ses années fondatrices à Giverny (1883–1890), bien avant les Nymphéas. Installé dans ce village normand, le peintre y explore une nature changeante (coquelicots, peupliers, méandres de la Seine) et affine son regard au fil des variations de lumière. Cette période révèle un artiste en pleine recherche, pour qui Giverny devient un véritable laboratoire, ancrant durablement son œuvre jusqu’à sa disparition en 1926.

Claude Monet (1840-1926), Autoportrait au béret, 1886. Huile sur toile, 56x46cm, Collection particulière. ©Tous droits réservés / Roy fox Fine Art Photography © Service presse / musée des impressionnismes Giverny // Claude Monet (1840-1926). Bras de Seine à Giverny, 1885. Huile sur toile, 66 x 93 cm. Paris, musée Marmottan Monet, legs Michel Monet, 1966, inv. 5167 © musée Marmottan Monet / Studio Christian Baraja SLB. © Service presse / musée des impressionnismes Giverny

Claude Monet (1840-1926). Bras de Seine à Giverny, 1885. Huile sur toile, 66 x 93 cm. Paris, musée Marmottan Monet, legs Michel Monet, 1966, inv. 5167 © musée Marmottan Monet / Studio Christian Baraja SLB. © Service presse / musée des impressionnismes Giverny

Les autoportraits de Monet sont rares. Celui-ci est très révélateur de son mode de vie. Il porte  une blouse sombre et un béret, loin de la tenue habituelle du bourgeois que l’on devine sur ses portraits officiels. Ce portrait intime n’a jamais été vendu du vivant de l’artiste. L’œuvre a appartenu toute sa vie au fils de Monet, Michel.

A l’occasion du centenaire de la disparition de Claude Monet, c’est une exposition exceptionnelle consacrée à une période fondatrice de son œuvre : les années de Giverny avant les Nymphéas. 1883–1890, l’artiste découvre le village normand qui deviendra son port d’attache et son principal laboratoire pictural. Arrivé à Giverny en quête de nouveaux motifs et d’un cadre de vie propice à la création, Monet s’imprègne rapidement de son environnement. Coquelicots, peupliers, prairies, collines, méandres de l’Epte et de la Seine composent une topographie sensible, façonnée par les variations de la lumière, la pluie, le brouillard ou les nuages. Ces paysages, encore éloignés de l’univers aquatique des Nymphéas, révèlent un peintre en pleine exploration, affinant son regard et son langage. À l’intérieur comme à l’extérieur des salles, le visiteur est invité à contempler Giverny à travers les yeux du peintre, dans un jeu subtil entre peinture et paysage réel. Né à Paris en 1840, formé à la peinture en plein air sur les côtes normandes aux côtés d’Eugène Boudin, Monet n’a cessé de poursuivre la lumière tout au long de sa vie, de la Seine à Rouen, d’Étretat à Dieppe. C’est pourtant à Giverny qu’il ancre définitivement son œuvre, jusqu’à son dernier souffle en décembre 1926.

Claude Monet (1840-1926), Champ de coquelicots.
Environs de Giverny (détail), 1885. Huile sur toile 65,5 x 81cm. Paris, musée d’Orsay, en dépôt au musée des Beaux-Arts de Rouen, 1954 © RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Martine BeckCoppola. © Service presse / musée des impressionnismes Giverny

Claude Monet (1840-1926). Les Meules à Giverny,
soleil couchant, 1888-1889. Huile sur toile, 65 x 92cm. Saitama, The Museum of Modern Art. © Saitama, The Museum of Modern Art. © Service presse / musée des
impressionnismes Giverny

Claude Monet (1840-1926). Bras de Seine à Giverny, 1885. Huile sur toile, 66 x 93 cm. Paris, musée Marmottan Monet, legs Michel Monet, 1966, inv. 5167 © musée Marmottan Monet / Studio Christian Baraja SLB. © Service presse / musée des impressionnismes Giverny

Claude Monet (1840-1926). Les Peupliers à Giverny,
1887. Huile sur toile, 74 x 92,5cm. Postdam, Museum Barberini, Collection Hasso Plattner. © Hasso Plattner
Collection. © Service presse / musée des impressionnismes Giverny

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Carine Bruet

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Louane Thomas

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